Archives du mot-clé histoire

saccharine – Son histoire

saccharine

En 1879, un chimiste du nom de Constantin Fahlberg travaillait dans un laboratoire de l’université Johns-Hopkins dans le Maryland. Après une séance d’expériences sur des dérivés du goudron, il a oublié de se laver les mains avant de dîner. En mangeant, il a remarqué une étrange saveur sucrée… Après une analyse, il s’est aperçu qu’il s’agissait d’une substance chimique sucrante et sans calorie appelée saccarine. Il a plus tard déposé un brevet sur la substance.

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Cachou Lajaunie – Son histoire

Saviez-vous que ce petit bonbon à la réglisse vit le jour en 1890 à Toulouse, chez un pharmacien nommé Léon Lajaunie?
Son succès immédiat tient tout autant de son savoir-faire que de l’ingéniosité de son emballage. La fabrication de la petite boîte jaune fut conçue de façon à tenir dans une poche. Sa conception fut confiée à un ami horloger et sa fabrication, aux frères Sirven, imprimeurs et fabricants de boîtes métalliques, qui reprennent la marque en 1906.
A l’heure actuelle, plus de 10 millions de boîtes jaunes sont vendues chaque année, soit une boîte toutes les quatre secondes!

Amitiés gourmandes

La cafetière – Son histoire

C’est en 1802 que le pharmacien français François Antoine Descroisilles eut l’idée de se relier deux conteneurs métalliques  avec une assiette pleine de trous comme une passoire remplie de café puis de chauffer sous le récipient inférieur. Quand l’eau a atteint son point d’ébullition, elle est remontée jusqu’au récipient supérieur, l’infusion ayant pris l’odeur et le goût du café. Cette même année, il a breveté son invention avec le nom de «Caféolette», la première machine à café dans l’histoire est née.

L’ingénieur agronome et chimiste français, Antoine Cadet de Vaux, met sur le marché, en 1806, la cafetière en porcelaine.

En 1873, le premier brevet a été produit aux États-Unis, c’était un cylindre qui contenait un filtre à l’intérieur qui pressait le marc de café, le problème était que le diamètre du filtre ne correspondait pas toujours parfaitement au cylindre. Le consommateur devait passer plusieurs fois l’infusion afin de la filtrer.

Le café que nous le connaissons aujourd’hui est apparu grâce à une femme au foyer allemande du nom de Melitta Benz, qui, en 1907, selon le système de l’invention primitive deux conteneurs reliés entre eux, a introduit la variante de mettre un tissu de laine poreux au lieu d’un égouttoir. Le résultat à court terme était bon mais à moyen terme il s’est avéré inefficace en vérifiant que le tissu, à l’usage, était déchiré et usé. Il n’a pas fallu longtemps pour trouver la solution au problème, puisque l’année suivante, elle a conçu un système jetable avec des papiers très poreux, en fait au début, il s’agissait de couper du papier buvard.

En 1940, un Allemand, Peter Schlunbohm, qui avait émigré un an auparavant aux Etats-Unis, a testé un nouveau matériel :  le pyrex, un verre très résistant à la chaleur. Il a réalisé deux cônes inversés  séparés par un  papier poreux. Comme nous étions au milieu de la seconde guerre mondiale, toutes les usines étaient militarisées et la production orientée vers le matériel de guerre.  Une usine ne pouvant accepter lancer un produit destiné à la vie civile sans  le consentement du ministère de la Guerre,  Peter Schlunbohm écrivit directement au président  Franklin Delano Roosevelt, grand amateur de café, pour lui demander l’autorisation de lancer la production de son appareil.  L’appareil a été commercialisé sous le nom de Chemex Coffee Maker.

L’aubergine – Son histoire

Dérivé d’ alberginia, appellation catalane qui est elle-même une déformation de l’arabe albadindjan.
L’aubergine est connue depuis plus de 2 500 à travers l’Asie mais elle a connu ses premiers balbutiements il y a 4 000 ans dans la région d’Assam et la Birmanie. Emportée par les grandes caravanes arabes, elle gagna ensuite l’Afrique du Nord où elle fût adoptée très rapidement par ces peuples de la Méditerranée. Ceux-ci l’emportèrent lorsqu’ils envahirent l’ Espagne et s’installèrent en Andalousie au début du Moyen-Age. Dénigrée par les médecins européens, l’aubergine était cultivée comme plante ornementale et les Anglo-Saxons avaient même une variété « aux oeufs », c’est-à-dire à petits fruits ovales à la robe somptueuse, qu’ils cultivaient dans la maison.

Ce légume replet à robe violette, comme un chanoine de haut lignage tente la curiosité du roi Louis XIV qui demande à son jardinier d’en faire de faire la culture de cette béringère mais il faut attendre le XIXe siècle pour le voir apparaître dans les livres de cuisine. Il demeurera longtemps un légume méridional et l’apanage de la cuisine niçoise, andalouse, grecque et italienne. L’immigration, la commercialisation et l’exportation ont mis l’aubergine sur la table des continents.

L’asperge – Son histoire

Cousine éloignée du poireau et de l’oignon, cette dame raffinée qu’est l’asperge fait également partie de la famille des liliacées. Son parcours historique est aussi ancien que celui du poireau puisqu’elle est consommée depuis plus de 2000 ans. Cette plante potagère vivace est originaire des pays de l’est de la Méditerranée. Des traces de variétés sauvages ont été retrouvées en Afrique et des archéologues croient qu’elle aurait été également cultivée en Égypte.

Légume de printemps, l’asperge disparaît dit-on, dans les feux de la St-Jean, aux premières chaleurs de l’été.
L’asperge a inspiré et fait tourner bien des têtes, celle de François 1er jusqu’à celle du Roi Soleil qui en réclamait même en hiver! Volupté gourmande, phallique, l’asperge devient interdite de séjour au XIXe siècle dans les pensionnats de jeunes filles par les religieuses qui la soupçonnent d’exciter l’imagination et les sens de ces demoiselles.

Les pâtes alimentaires – Leur histoire

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Merci Marco Polo… L’explorateur vénitien les rapporta de son voyage en Chine (1271-1295), où elles étaient fabriquées à base de pâte de riz. Mais les Grecs et les Romains de l’Antiquité connaissaient déjà ce mélange de farine et d’eau, séché au soleil avant d’être cuit à l’eau.

A la Renaissance, la reine Catherine de Médicis fit connaître à la France les pâtes, dont les macaronis, avec la cuisine raffinée de la table italienne.
En 1910, Lustucru invente les pâtes aux œufs

Sandwich – Son histoire

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c’est en 1762 que Sir John Montagu, quatrième comte de Sandwich, amiral de la flotte du roi d’Angleterre George III et joueur invétéré, se retrouva dans un pub pour une partie de cartes qui n’en finissait pas. L’aide-cuistot, pour éviter à son prestigieux client d’avoir à interrompre sa partie, lui servit une petite collation.

Les deux tranches de pain, entre lesquelles il avait placé des morceaux de viande froide et du fromage, avaient aussi l’avantage de permettre au Premier lord de l’Amirauté de grignoter sans se tacher les doigts… Le sandwich était né.

Plus tard, au moment de la guerre d’indépendance des États-Unis, John Montagu fut jugé responsable de la défaite des Anglais et accusé de corruption. Il est mort en 1792, à l’âge de 74 ans. L’explorateur James Cook a donné son nom à deux archipels qu’il a découvert : les îles Sandwich.

Aujourd’hui, la relève est assurée par le onzième comte de Sandwich, qui vient de créer une entreprise de restauration rapide, avec son fils Orlando : « The Earl of Sandwich ». « Mon aïeul n’a peut-être pas inventé le sandwich, mais il en a immortalisé le nom… »

La consommation quotidienne française de sandwiches s’élève à plus de 2 millions.

Face à une telle demande, Jean-Marie Van Kerckhove a inventé une machine, distribuée par la société Franche Coupe, capable de trancher le pain dans le sens de la longueur. Réservée aux professionnels, elle coupe n’importe quelle sorte de pain à toute vitesse (1000 baguettes à l’heure).

 Amitiés Gourmandes