La carotte

carotteHistoire
La carotte est une plante potagère cultivée pour sa racine comestible rouge-orangé. En fait, jusqu’à

la Renaissance

, la carotte n’avait qu’une racine jaunâtre et coriace, puis on l’améliora peu à peu et des espèces cultivées apparurent sur les marchés (sa teinte date du milieu du 19e siècle). C’est maintenant l’un des légumes les plus consommés en France.

Les espèces de carottes sont nombreuses mais toutes sont meilleures jeunes, « nouvelles ». Il faut choisir des carottes lisses et bien rigides (une carotte molle, même petite et en botte, a séjourné en chambre froide). Trop grosses, elles ont tendance à être ligneuses. Les carottes ne supportant pas l’humidité, il est déconseillé de les acheter conditionnées dans un emballage plastique. On les trouve également surgelées ou en conserve, mais elles sont moins savoureuses.

En cuisine
Il est nécessaire de peler les carottes (sauf, peut-être, celles de Créances), car elles sont parfois traitées avec des produits antiparasitaires. De plus, comme toutes les racines, elles peuvent contenir des nitrates. Les carottes se consomment crues, râpées plus ou moins finement, et à la vinaigrette, ou cuites. Les préparations sont multiples : au beurre, à la crème, aux fines herbes, Vichy, en jardinière, en purée, en soufflé, dans un potage, une potée, etc.

Nutrition
La carotte est riche en carotènes et, malgré son goût sucré, contient peu de glucides. Crue, elle est parfois mal supportée par les intestins sensibles. Il faut éviter d’utiliser la soupe de carotte pour lutter contre la diarrhée d’un nourrisson car ce légume contient souvent des nitrates.

 

Valeurs nutritionnelles

Protides 0.8g
Glucides  6.7g
Lipides 0.3g
Calories 33Kcal

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Le saumon fumé Irlandais

Les habitués de mon blog savent que je fais mon saumon fumé moi-même. A mon goût, bien sûr ! Mais là, j’ai découvert un saumon fumé exceptionnel.
Si vous allez en Irlande, que vous allez à Cork, alors réservez une chambre au « Aherne’s seafood restaurant & accommodation » et dinez au restaurant.

Le cadre est superbe, et le repas … somptueux, des poissons d’une fraicheur absolue, cuisinés à merveille…

Mais surtout, surtout, goûtez le saumon sauvage fumé maison… Jamais vous n’oublierez cet instant !

Enfin, à vous de voir !
Amitiés gourmandes

irlande2irlande1

Le beurre blanc – Son histoire

beurrePour accompagner un poisson poché, un sandre, l’emblématique brochet, ou tout simplement une escalope de saumon, l’une des sauces les plus extraordinaires qui soit est le beurre blanc.

Son histoire
L’histoire raconte que le chef Clémence, natif de Nantes, oublia un jour d’ajouter des œufs dans sa béarnaise pour accompagner l’alose qu’il devait servir à son maître, le marquis de Goulaine. Plus tard, lorsqu’il ouvrit son restaurant à la Chebuette près de Nantes. C’est ici que la Mère Michel apprit le secret du beurre blanc avant d’ouvrir son célèbre restaurant Rue Rennequin à Paris.

Les ingrédients

  • 80 g de beurre froid
  • 1 jus de citron
  • 7 cl de vin blanc
  • 1 échalote
  • sel, poivre

Les recettes

Mettre les échalotes ciselées, le vin blanc et le jus de citron dans une sauteuse. Faire réduire à sec le vin blanc à feu moyen. Attention à ne pas faire colorer les échalotes. Une fois réduit, ajouter la valeur de 2 à 3 cuillères à soupe d’eau froide. Hausser le feu et incorporer au fouet le beurre bien froid coupé en morceaux. Le beurre doit entrer en ébullition. Cette ébullition doit être maintenue jusqu’à la fin de la réalisation de cette sauce. C’est à ce moment-là que l’émulsion se fait. Elle permettra à la sauce, d’obtenir une onctuosité parfaite. Retirer la sauteuse du feu et cesser de faire bouillir la sauce auquel cas, l’émulsion ne tiendrait pas. Passer la sauce au chinois étamine ou à la passoire fine afin de retirer les échalotes. Bien presser afin d’extraire tout l’arôme des échalotes. Vérifier l’onctuosité du beurre blanc ainsi que son assaisonnement. Le beurre blanc doit napper convenablement le dos d’une cuillère à soupe. Réserver au chaud au bain-marie.

Bon appétit

Amitiés gourmandes

La coquille saint Jacques

saint Jacques

Son histoire

Pourquoi Saint Jacques ? Tout simplement parce qu’au Moyen Âge, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice (Espagne), avaient pour coutume d’orner leurs manteaux de ses valves au retour de leur pèlerinage, en signe de reconnaissance.

La coquille  Saint-Jacques est consommée depuis la nuit des temps. Très prisée dans l’Antiquité, les Romains l’accueillaient régulièrement dans leurs banquets.
Nous allons parler ici de la « pecten maximus » que l’on considère comme la véritable Saint-Jacques des pèlerins et qui vit dans l’Atlantique Nord. On la trouve en particulier en Écosse, en Irlande et en Angleterre. En France, c’est en Normandie et en Bretagne que la pêche en est abondante, notamment en baie de Saint-Brieuc  eu au large de Dieppe où on la pêche de novembre à Mars.
Ce coquillage hermaphrodite lamellibranche (coquille à deux valves) comme la moule et l’huître fait partie de la grande famille des mollusques.

On en dénombre pas moins de 400 espèces à travers le monde dont une vingtaine d’espèces exploitées à des fins commerciales.

La plupart du temps, on consomme sa partie blanche, qui est en fait le muscle, et que nous appelons noix. A côté de celle-ci se trouve une partie rouge-orangée : c’est le corail. Celui-ci est la glande génitale de la Saint-Jacques, qui gonfle pendant plusieurs mois avant sa période de reproduction. D’abord de couleur ivoire, elle vire au rouge-orangée,  passant du sexe mâle à celui de   femelle. Mais cela seulement sur la pecten Maximus et quelques autres Saint Jacques comme la Pecten Fumatus (d’Australie) ou la pecten Jacobeus (de Méditerranée). La plupart des autres espèces commercialisées ont un corail  entièrement blanc (pour les mâles) ou entièrement rouge (pour les femelles)

Certaines espèces, souvent de petite taille, n’ont même pas de corail apparent.

Nutrition

La Coquille Saint Jacques  présente un apport calorique très faible : 88 kcal/100 g. Le peu de graisses qu’il renferme a l’avantage d’être constitué en grande partie d’oméga 3.

La Saint-Jacques constitue aussi une excellente source de vitamine B12.

Une portion de 100 g, soit en moyenne 7 noix, suffit à couvrir 60 % des apports quotidiens recommandés. Elle est aussi riche en sels minéraux dont le phosphore et le sélénium.
Valeurs nutritives pour 100 g

  • Protides  16.8 g
  • Glucides  2.4 g
  • Lipides   0.8 g
  • Calories           88 Kcal

 

Utilisations (ou plutôt dégustation)

D’abord, quelques conseils d’achat :

La saison : En France, la période de pêche se situe de début novembre à fin Mars, en dehors de cette période les Saint Jacques que l’on trouve sur les étals viennent de Grande Bretagne, presque de même qualité que celle de Normandie et de Bretagne (soyons un peu chauvin !). On trouve aussi d’excellentes Saint Jacques qui viennent du Canada (Placopecten Magellanicus) avec une chair ferme et iodée permettant de multiples utilisations.

Lors de l’achat, choisissez-la bien lourde, vivante et entière, c’est-à-dire la coquille bien fermée. Lorsque celle-ci est entrebâillée, tapotez-la. Bien vivante, elle se referme. Il faut 6 à 7 kg de Saint-Jacques pour obtenir 1 kg de noix. On trouve également  des noix sur les étalages des poissonniers, mais attention ! Ces noix sont souvent gorgées d’eau et n’auront rien de commun avec des coquilles achetées vivantes.

Pour l’ouvrir et en extraire la noix il suffit de détacher le muscle de la coquille en passant un petit couteau dans la fente qui sépare les deux valves. Ensuite, il ne vous reste plus qu’à retirer la poche noire et les barbes. Vous pouvez maintenant la laver, sans la faire tremper car une Saint Jacques est comme une éponge, dès que vous la trempez, elle se gorge d’eau. Eau qu’elle perdra lors de la cuisson…

Les utilisations 

Crue (uniquement si elle est extra fraîche bien sûr), en fines lamelles en « carpaccio », tout juste arrosée de quelques gouttes de jus de citron ou en tartare. Il faut alors la faire mariner dans du jus de citron, de l’huile d’olive et des fines herbes, pendant environ deux heures, avec une brunoise de tomate par exemple.

Cuite, mais attention, la cuisson doit être très brève. Un aller-retour d’une minute au total dans une poêle bien chaude et avec une noisette de beurre clarifié. Si les noix sont trop grosses, on peut éventuellement les couper en  deux ou trois dans l’épaisseur. Le cœur de la noix doit rester « nacré » pour garder toute sa saveur et son moelleux.  Il est préférable de cuire le corail à part car celui-ci doit être un peu plus cuit pour avoir une texture agréable en bouche. On peut également utiliser le corail pour lier une sauce poisson (comme le corail e certains crustacés….

La noix de Saint Jacques peut aussi être servie en salade, accompagnée d’agrumes, en sauce, ou encore en cassolette. Les poireaux ou les lardons se marient très bien avec son goût finement iodé. En brochette classiques avec crevettes et tomates cerises, ou plus originales piquée en alternance avec des fruits tel que la mangue, l’ananas, voire la banane, le tout arrosé de lait de coco.

Mais bien sûr, la recette de nos grand-mères est aussi excellente, surtout dans nos souvenirs, à la nage ou en gratin, couverte de chapelure et gratinée…

La Saint Jacques n’attend que votre imagination pour être sublimée…

Bon appétit

Amitié Gourmandes

La bière – Son histoire

bièreDepuis des millénaires, les hommes boivent de la bière : aux Indes (v. 3200 avant J.C.), en Chine (v. 3000 avant J.C.) et surtout au Moyen-Orient, où les Sumériens réservaient 40 % de la récolte de céréales pour la brasserie. En Égypte, on la considérait comme une véritable boisson nationale. Rien à voir avec celle que nous buvons, cependant. Moins liquide, elle ressemblait à une sorte de « pain » buvable, mais n’en était pas moins d’une teneur en alcool élevée (13 à 15 % vol.). Elle était généralement faite avec de l’orge. Ce sont les moines qui, au Moyen Age, introduisirent le houblon. A partir du XIIe siècle apparaissent les brasseurs professionnels. Actuellement, les plus grands buveurs de bière sont les Allemands (91 millions d’hectolitres) et les Anglais (60 millions d’hectolitres). Quant aux Français, ils ne boivent que 24 millions d’hectolitres de bière environ par an

La poire

poire2La poire est un fruit charnu à pépins, du poirier commun. Comme la banane et l’avocat, la poire ne mûrit pas de façon satisfaisante sur l’arbre. Sa chair y devient en effet sablonneuse ou granuleuse. À peine mûre, on la cueille donc pour la conserver en entrepôts réfrigérés à atmosphère contrôlée où elle termine de mûrir. Dans ces conditions, l’amidon se transforme en sucre et le fruit reste ferme avec une texture lisse, tendre et agréable.

Son histoire…

Le poirier est un arbre originaire de Chine dont les fruits, les poires, sont sélectionnés depuis la plus haute Antiquité.

La tradition rapporte que les souverains venant se faire sacrer à Reims, recevaient en cadeau une poire et une coupe de champagne. Louis XV, Louis XVI et même Marie Louise en furent gratifiés. Charles X en dégusta également lors de son sacre en 1825 tandis que le maire de Reims lui disait « Nous vous offrons ce que nous avons de meilleur : nos vins, nos poires et nos cœurs« .

La poire est produite dans le monde entier dans les zones au climat adapté. Les plus importants producteurs de poires sont la Chine, l’Italie, les États-Unis et la Russie.

poire 1Les différentes variétés de poires

Il existe plusieurs centaines de variétés de poires parfois regroupées sous des appellations génériques telles que Beurré (chair fondante), Bon-Chrétien ou poire bergamote. Initialement, ces noms regroupaient les variétés ayant des propriétés communes mais avec le temps, ces appellations ont un peu perdu de leur spécificité. On les classe désormais plutôt par période de maturation :

Les poires d’été comme la Bon-Chrétien Williams, la poire Guyot ou la Pérouille.

Les poires d’hiver comme la Beurré Bosc, la poire conférence, la Doyenné du comice, la Joséphine de Malines ou laa Passe-Crassane.

Ses utilisations

  • Les poires sont des fruits couramment consommés tels quels. Le dessert composé d’une poire au      sirop, d’une boule de glace à la vanille, de chantilly et de chocolat chaud est appelé « Poire Belle Hélène » .
  • Le jus de poires fermenté donne une boisson légèrement alcoolisée appelée poiré.
  • Les poires peuvent également être utilisées pour produire de l’eau-de-vie. La plus connue      d’entre elles s’obtient à base de la poire Williams. L’alcool produit est appelé communément Williamine ou familièrement poire. La bouteille de Williamine contient le plus souvent une poire en son centre. Pour ce faire, les producteurs introduisent les jeunes pousses de poires encore      accrochées au poirier dans des bouteilles qu’ils suspendent aux branches. En grandissant, la poire devient impossible à ressortir. L’espace restant est rempli de Williamine.

Moi, celle que je préfère c’est la conférence, et je l’utilise  surtout cuite, comme dans la tarte Bourdalou, le flan de poire ou la tatin aux poires…

Amitiés Gourmandes

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Les bêtises de Cambrai – L’histoire

bétises de Cambrai

Tout le monde connaît l’histoire des Bêtises de Cambrai d’AFCHAIN, l’histoire de ce jeune apprenti-pâtissier qui se serait trompé dans le dosage du sucre et du parfum et qui aurait allégé la pâte par brassage. Il aurait été vilipendé d’un  » Tu n’es bon qu’à faire des bêtises ! « , une  » bêtise  » qui fit finalement de succès et la fortune du confiseur ! On connaît cependant bien moins cette autre histoire pourtant beaucoup plus probable : Tous les 24 du mois se tenait à Cambrai un important marché. Les hommes s’y rendaient régulièrement. Après leurs achats de bêtes, certains s’attardaient en ville pour commettre des  » bêtises  » On parlait uniquement de dépenses inutiles. Parmi ces dépenses, les bonbons de sucre cuit que l’on fabriquait sous le regard des passants et que l’on coupait avec des ciseaux à la demande. Le confiseur Afchain eut l’idée de confectionner pour cette clientèle du 24 des bonbons plus raffinés, en les parfumant à la menthe Mitcham. Il battit le sucre pour qu’il soit plus aéré et pour rendre le bonbon plus tape à l’œil et plus doux, il introduisit, sous l’aspect d’une rayure, du sucre caramélisé. Les bêtises étaient nées