Archives pour la catégorie Des mots, des histoires, des hommes

Le berlingot de Nantes – Son histoire

berlingots

Saviez-vous que l’origine du nom « berlingot » viendrait peut être du nom de la coiffe des Nantaises : « le bergot », qu’elles mettaient, au XIXème siècle, pour vendre, à travers les rues de Nantes, des petits cornets de friandises en forme d’escargot?
Par ailleurs, vous le savez peut être que le berlingot de Nantes a un homologue à Carpentras. Mais l’histoire de leur parenté est bien obscure : qui est le père? qui est le fils?
Carpentras fait remonter la naissance du berlingot au XVIème siècle, mais sans preuve à l’appui, tandis que Nantes revendique sa paternité à la fin du XVIIIème siècle : le berlingot selon elle, serait né en 1780, dans une petite confiserie de la place Royale, qui se nommera quelques années plus tard : « A la Renommée des Vrais Berlingots Nantais ».

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Maurice-Edmond Saillant, dit Curnonsky

Curnonsky

1872 : Curnonsky naît à Angers

Maurice-Edmond Sailland vient de naître à Angers, dans la Loire, comme Joachim du Bellay, en cette année 1872. Orphelin de mère, abandonné par son père, il est élevé par sa grand-mère.

Lorsqu’il fera ses débuts dans le journalisme, il cherchera un pseudonyme. On était en pleine mode russe. “Pourquoi pas Sky ?”… lui dit un ami. Cette interrogation en latin donnait Cur non sky ?

Et c’est ainsi que le jeune Sailland devint Curnonsky, futur Prince des Gastronomes.

Auteur de quelques livres (Demi-Veuve, Les fines gueules de France,…) et de milliers d’articles, l’Angevin gourmand fit un tour de France de la bonne chère.

En 1927, il fut sacré par cinq mille experts, gourmets et grands chefs, “Prince des Gastronomes” et créa un peu plus tard l’Académie des Gastronomes.

Ce colosse de 120 kilos déclarait justement que “La cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elles sont.”

Curnonsky est mort à Paris le 22 juillet 1956.

Sa fin fut tragique. Il tomba de la fenêtre de son appartement au troisième étage, square de Laborde, et s’écrasa sur le trottoir.

Curnonsky avait dit peu auparavant : “J’ai trop d’urée, j’ai trop duré.”

Car il ne fut jamais avare ni d’un bon repas ni d’un bon mot.

Merci au guide des connaisseurs pour toutes ces informations.

Amitiés gourmandes.

Le saint Honoré – son histoire

Saint HonoréCe délicieux gâteau a été créé chez Chiboust, célèbre pâtissier parisien installé rue saint-Honoré. Le Saint-Honoré est composé d’une abaisse de pâte feuilletée surmontée d’une couronne de pâte à chou et garnie de crème allégée aux blancs d’œufs en neige ou à la chantilly et parfois de chantilly seule. La crème chiboust est faite de trois quarts de crème pâtissière allégée d’un quart de blancs d’œufs en neige meringués.

Attention ! Comme cette pâtisserie peut rapidement, en cas de chaleur, devenir un bouillon de culture, évitez de la laisser hors du réfrigérateur !

Avec le baba au rhum, la bûche de Noël, les crêpes Suzette, et bien d’autres bonnes choses, le Saint-Honoré est une grande création du XIXe siècle.

Merci au guide des connaisseurs pour toutes ces superbes informations !

Amitiés gourmandes

L’histoire du Banania

bananiaC’est vers 1912 que le Français Pierre-François Lardet invente le Banania. En 1909, Lardet s’était lancé dans le journalisme et dans la critique musicale. Fou d’opéra, il parcourait le monde pour assister aux spectacles et en rendre compte.
Après un séjour au Brésil, où la tradition lyrique était très riche, il décida de visiter le Nicaragua. Il tombe en pleine guerre civile et, fuyant la capitale, trouve refuge dans un village indien, sur les rives du lac Managua. C’est là qu’il va découvrir un merveilleux breuvage, à base d’un peu de farine de banane et de beaucoup de cacao.
De retour en Europe, il parvient avec l’aide d’un ami pharmacien (et les capitaux de sa femme, convaincue de l’intérêt de la nouvelle invention), à trouver le dosage adéquat. Et le nom, Banania, parfaitement adapté à une époque où les colonies sont très en vogue.

La sauce Bechamel

François-Pierre-de-la-VarenneAujourd’hui,je me suis préparé du chou fleur gratiné. Et qui dit chou fleur gratiné, dit béchamel, sauce béchamel. Mais de la vraie, pas une préparation quelconque liquide ou en poudre, non, une béchamel certes moderne mais « cuisinée ». Mais avant de vous donner la recette… La petite histoire !

Selon la légende, son nom viendrait de celui de Louis de Béchameil, marquis de Nointel, maître d’hôtel du roi Louis XIV, mais il est plus réaliste de penser qu’elle résulte du perfectionnement par François Pierre de la Varenne, cuisinier du marquis d’Uxelles,  d’une sauce plus ancienne à base de crème. D’abord calquée sur le nom Béchameil, le nom se transformera enfin en béchamel.

Les ingrédients

  • 30 g de farine
  • 30 g de beurre
  • 1/2 litre de lait
  • sel, poivre, noix de muscade

La recette
Dans une casserole, faire fondre le beurre, ajouter la farine et cuire à feu doux quelques minutes en remuant constamment avec un fouet. Vous venez de réaliser  un roux ! Facile la cuisine non ?  Puis vous  ajoutez doucement le lait en remuant toujours. Laisser cuire jusqu’à épaississement saler, poivrer, ajouter quelques râpures de de noix de muscade. Et voilà ! C’est prêt !
J’ai nappé le chou fleur préalablement cuit à la vapeur avec cette sauce puis j’ai saupoudré de fromage râpé et hop, au four à 220°C pendant une quinzaine de minutes…
Bon appétit.
Amitié Gourmande