Tarte Tatin

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Si il y a un dessert qui fait l’unanimité quand je reçois du monde à la maison, c’est la tarte Tatin, enfin Ma recette car chaque cuisinier croit détenir La recette des célèbres Demoiselles Tatin.

La petite histoire.

Il était une fois, au tournant du siècle, deux demoiselles, Caroline et Stéphanie Tatin, qui tenaient à Lamotte-Beuvron, face à la gare, un hôtel fort achalandé. Les chasseurs notamment, gens difficiles et blasés appartenant à une élite gourmande, appréciaient la saveur et les inventions inépuisables de la cuisine des Demoiselles Tatin.
Un jour, retardée dit-on, par le bavardage (?) d’un client trop galant, Stéphanie (à moins que ce fut Caroline) surgit dans la cuisine en plein « coup de feu  » et s’affola de l’absence de dessert. Remarquant des pommes épluchées, elle garnit rapidement un moule de beurre et de sucre, y jeta les pommes et mit au four.
Reprenant plus tard ses esprits, elle comprit sa distraction : apparemment ce n’était ni une tarte ni des pommes cuites. Que faire ? Les pommes ont commencé à cuire, l’odeur de caramel se répand, le service avance : il est trop tard pour reculer. Elle prend un peu de pâte, l’abaisse, la dispose sur les pommes et renfourne.
Au moment de servir, consternation, hésitations ! Comment rendre présentable un tel mélange, par ailleurs fort appétissant ? C’est là qu’intervient le génie : elle prend un plat, en coiffe le moule et retourne le tout… histoire de voir… et on a vu : fumant, odorant, goûteux, le résultat est là… on le déguste, on le sert, on se récrie, on en redemande. Telle est la légende de l’origine de la Tarte Tatin.
On peut aussi penser, et c’est peut-être plus flatteur pour le talent des Demoiselles Tatin, qu’elles trouvèrent ce procédé pour utiliser les pommes tardives de leur verger transformant grâce au beurre et au sucre en un délicieux caramel le jus un peu acide qui eut imprégné la pâte plus ou moins épaisse d’une tarte ordinaire.
Toujours est-il que, distraction géniale ou art culinaire consommé, la TARTE DES DEMOISELLES TATIN emporta l’approbation des gourmets ; le premier d’entre eux, Curnonsky, l’ayant goûtée, lui donna, avec ses lettres de noblesse, son passeport gastronomique mondial.

Maintenant, passons à MA recette…

Les ingrédients

  • 1,2 kg de pommes (reine de reinette ou reinette du Mans)
  • 100 g de beurre
  • 100 g de sucre semoule
  • pâte brisée ou sablée

La recette
Éplucher les pommes, les couper en deux et éliminer pépins et péricarpes.
Dans un moule à manqué à bord haut, mettre le beurre et le sucre. Disposer les demi-pommes debout bien serrées. Mettre à feu très doux avec un couvercle et cuire le plus doucement possible jusqu’à ce que les pommes aient perdu toute leur eau. Elles doivent devenir un peu translucides, en fait elles sont presques confites. Retirer le couvercle et faire légèrement caraméliser en montant la puissance du feu. Étaler la pâte brisée ou sucrée dessus et cuire à four chaud (180°C) pendant 30 minutes.
A la sortie du four, laisser reposer pendant 30 minutes, puis mettre sur le feu, à feu vif pendant quelques secondes pour décoller l’ensemble et donner une belle brillance au caramel. Retourner sur un plat de service…. Et déguster avec une bonne crème fraîche ou une boule de glace vanille.
Bon appétit
Amitié gourmande

La sauce ketchup – Son histoire

Le ketchup, tel que nous le connaissons, assaisonné de sauce tomate, a été inventé par l’Américain Henry Heinz en 1876. Mais ses origines sont anciennes. Les Chinois ont vraisemblablement été les premiers à préparer une sauce nommée ketchup ou ke-tsiap, une saumure de poissons ou de crustacés marinés. Introduit en Europe à la fin du XVIIe siècle par les Anglais, qui l’avaient découvert en Malaisie, il fut rapporté au Etats-Unis par des navigateurs, originaires du Maine. Il ne restait plus à H. Heinz qu’à mélanger cette saumure avec de la sauce tomate pour créer le fameux tomato ketchup.

Bon appétit

Amitiés Gourmandes

Steak Tartare – son histoire

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Attila,  » le fléau de Dieu « , était monté sur le trône des Huns en 434. Après plus d’un demi-siècle de contacts avec les Romains, son peuple était sans doute devenu un peu moins bestial, mais il vivait et dormait toujours dehors, dédaignant toute agriculture et même toute nourriture cuite, ils attendrissaient la viande crue en la plaçant entre les cuisses du cavalier et les flancs de son cheval d’où l’origine du steak tartare…

Les ingrédients (pour une personne)
250 g de filet de bœuf frais (tête)
1 jaune d’œuf
1 cuillère à café de moutarde de Dijon
1 cuillère à soupe d’oignon haché
1 cuillère à soupe de câpres hachées
1 cuillère à café de sauce Worcestershire
1 cuillère à soupe de ketchup
quelques gouttes de sauce Tabasco
sel et poivre au goût
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à café de persil plat haché

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La recette

Couper la viande au couteau (en brunoise) ou la hacher au hachoir à viande. Dans un bol, mélanger le jaune d’œuf, la moutarde de Dijon, l’oignon, les câpres, la Worcestershire sauce, la ketchup, le tabasco, le sel et le poivre. Ajouter l’huile d’olive an remuant au fouet.

Ajouter la viande à la sauce ainsi que le persil. Rectifier l’assaisonnement.

Dresser en dôme au centre de l’assiette et accompagner de … frites !!!

Bon appétit

Amitiés gourmandes

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Les bêtises de Cambrai – L’histoire

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Tout le monde connaît l’histoire des Bêtises de Cambrai d’AFCHAIN, l’histoire de ce jeune apprenti-pâtissier qui se serait trompé dans le dosage du sucre et du parfum et qui aurait allégé la pâte par brassage. Il aurait été vilipendé d’un  » Tu n’es bon qu’à faire des bêtises ! « , une  » bêtise  » qui fit finalement de succès et la fortune du confiseur ! On connaît cependant bien moins cette autre histoire pourtant beaucoup plus probable : Tous les 24 du mois se tenait à Cambrai un important marché. Les hommes s’y rendaient régulièrement. Après leurs achats de bêtes, certains s’attardaient en ville pour commettre des  » bêtises  » On parlait uniquement de dépenses inutiles. Parmi ces dépenses, les bonbons de sucre cuit que l’on fabriquait sous le regard des passants et que l’on coupait avec des ciseaux à la demande. Le confiseur Afchain eut l’idée de confectionner pour cette clientèle du 24 des bonbons plus raffinés, en les parfumant à la menthe Mitcham. Il battit le sucre pour qu’il soit plus aéré et pour rendre le bonbon plus tape à l’œil et plus doux, il introduisit, sous l’aspect d’une rayure, du sucre caramélisé. Les bêtises étaient nées

Le berlingot de Nantes – Son histoire

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Saviez-vous que l’origine du nom « berlingot » viendrait peut être du nom de la coiffe des Nantaises : « le bergot », qu’elles mettaient, au XIXème siècle, pour vendre, à travers les rues de Nantes, des petits cornets de friandises en forme d’escargot?
Par ailleurs, vous le savez peut être que le berlingot de Nantes a un homologue à Carpentras. Mais l’histoire de leur parenté est bien obscure : qui est le père? qui est le fils?
Carpentras fait remonter la naissance du berlingot au XVIème siècle, mais sans preuve à l’appui, tandis que Nantes revendique sa paternité à la fin du XVIIIème siècle : le berlingot selon elle, serait né en 1780, dans une petite confiserie de la place Royale, qui se nommera quelques années plus tard : « A la Renommée des Vrais Berlingots Nantais ».