Gigot d’agneau en croûte de sel

gigot en croûte de sel

Bientôt Pâques, alors c’est le moment de faire de l’agneau, non ?
Pour changer, une recette que j’ai apprise lors de mon apprentissage et qui souvent était proposée pour les repas de famille le jour de Pâques.

Les ingrédients

  • Un gigot entièrement désossé
  • 800 g de gros sel
  • 300 g de farine
  • 1/2 verre d’eau
  • 1 cuillère à soupe de fleur de thym
  • 1 œuf

La recette
Préparer la pâte : Dans un saladier, mettre le gros sel, la farine et l’eau. Malaxer sans excès et laisser reposer une heure au frais.
Colorer le rôti de gigot dans un sautoir avec huile et beurre. Le laisser refroidir. Étaler la pâte et déposer le gigot, saupoudrer de fleur de thym et refermer en mouillant les bords avec de l’eau pour souder les bords. Casser un œuf dans un bol et ajouter un peu d’eau. Bien mélanger et au pinceau étaler ce mélange sur la pâte pour en assurer une belle coloration. Cuire à four chaud pendant 1h15 /1h30 , sortir du four et laisser reposer une quinzaine de minutes. Casser la croûte et trancher le gigot. Moi, j’accompagne ce gigot avec des flageolets cuits à la vapeur et seulement passés au beurre.

Bon appétit
Amitiés Gourmandes

Le Baba au Rhum – Son incroyable histoire

baba

A l’origine, le “baba” est un gâteau polonais aussi bien que russe.

Le mot “baba” n’a rien à voir avec Ali Baba. Il signifie “vieille femme”.

Au XVIe siècle (et peut-être avant), le baba est un grand gâteau cylindrique, fait avec une pâte levée garnie de fruits secs et aromatisée au safran.
Le roi Stanislas Leszczynski introduit en France, à la Cour de  Lunéville, au XVIIIe siècle, ce gâteau russo-polonais et Diderot évoque le “baba” dans une lettre à Sophie Volland en 1767.Le mot fait ainsi son apparition dans la langue française. La ReynièreEn 1806, le gastronome Grimod de  La reynière  écrit dans  son « Almanach des gourmands” , à propos des raisins de Corinthe: “On en fait surtout beaucoup d’usage dans les babas, espèces de biscuit de Savoie au safran, que le roi de Pologne, Stanislas 1er, a fait connaître en France et dont les meilleurs se fabriquent à Paris, chez M. Rouget, pâtissier célèbre.”

Il n’est pas encore question de rhum.

En 1811, l’auteur du “Manuel de la cuisine” publié à Metz indique à l’article “baba” qu’il s’agit d’un “gâteau à l’allemande” ou Kaisel-Koucke, une pâte levée, riche en beurre et en oeufs, aromatisée d’un peu d’eau de fleurs d’oranger, contenant des raisins de Corinthe et cuite dans un moule.

Ce gâteau (sans safran) est servi sec.

Le grand cuisinier Carême l’évoque dans son “Pâtissier Royal” sous le nom de “baba polonais”.

Courchamps, en 1839, en donne une recette avec raisins de Corinthe, raisins muscats de Malaga, cédrat confit, angélique confite, safran. Pour trois livres de farine, il met 22 œufs et deux livres de beurre.

Cela ne peut être que bon…

Et il ajoute: “Il paraît, quant à l’origine de ces gâteaux, que c’est véritablement le roi Stanislas, beau-père de Louis XV, qui les a fait connaître en France. Chez les augustes descendants de ce bon roi, on fait toujours accompagner le service des babas par celui d’une saucière où l’on tient mélangé du vin de Malaga sucré avec une sixième partie d’eau distillée de tanaisie.”

Mais c’est en 1835 que le pâtissier parisien Stohrer, descendant du chef-pâtissier polonais du roi Stanislas,  imagine d’arroser les babas sitôt démoulés avec du rhum.

Vers 1844, d’autres pâtissiers très connus à Paris, les frères Julien, s’inspirent du baba et créent le  savarin.

Celui-ci est cuit dans un moule circulaire. il ne contient pas de raisins. Mais il est trempé dans un sirop fortement aromatisé au kirsch, à l’absinthe et à l’eau de rose.

Et c’est un autre détail génial!

L’utilisation du sirop de sucre parfumé est une véritable innovation.

Le baba, d’abord trempé de rhum pur, en 1835, puis de sirop aromatisé au rhum, quelques années plus tard, fera le tour du monde.

Génoise

génoise

Les ingrédients (Pour une génoise de 20 cms de diamètres environs)

  • 125 g de farine
  • 125 g de sucre semoule
  • 4 œufs
  • 60 g de beurre.

La recette

Mettre à chauffer une grande casserole d’eau qui vous servira de bain marie.
Casser les 4 œufs entiers dans une calotte (un saladier) et ajouter les 125 g de sucre semoule.
Mélanger ces deux éléments à l’aide d’un fouet à blanc.
Mettre la calotte dans le bain marie et « monter » l’appareil à l’aide du fouet à blancs sans dépasser une température de 50°C.
Retirer la calotte du bain marie lorsque l’appareil atteint approximativement cette température et hors du feu continuer à fouetter l’appareil jusqu’à ce qu’il soit refroidi.
Verser ensuite la farine tamisée en pluie et mélanger délicatement avec une spatule en bois.
Ajouter en filet 60 g de beurre fondu toujours délicatement.
Verser ce mélange dans un moule à génoise préalablement beurré et fariné.
Cuire à four doux (150°C) pendant 25 minutes environ.
Démouler sur une grille aussitôt la sortie du four et laisser refroidir jusqu’à utilisation.

Bon appétit
                        Amitiés Gourmandes

Crème Dubarry

 

crème dubarry

Il fait un peu froid, ce soir, alors un petit truc chaud me faisait envie…
Non ce n’est pas un dessert ! c’est un potage. Bon, pour les amateurs intéressés et non-avertis, il y a des appellations comme ça en cuisine, qui ont d’ailleurs souvent comme origine une anecdote, Argenteuil pour asperge, Esau pour lentille, Crécy pour carotte, etc… Et Dubarry pour choux-fleur.
Louis XV, friand de toutes sortes de préparations de légumes, et particulièrement de chou-fleur, donna le nom d’une de ses favorite, la comtesse Dubarry, aux préparations à base de chou-fleur.

Les ingrédients

  • 500 g de chou fleur
  • 140 g de beurre
  • 140 g de farine
  • 2.5 l d’eau chaude
  • 25 cl de lait
  • 6 jaunes d’œuf
  • 2 dl de crème épaisse

La recette

D’abord nettoyez et divisez en petites fleurettes environ 500 g de chou fleur.  Dans une casserole,  mettez 140 g de beurre et faites suer (cuire doucement sans coloration). Au bout de 5 minutes, ajoutez 140 g de farine et mélangez intimement pour cuire la farine (et voilà vous avez réalisé un roux blanc). Vous ajoutez  2 litres et demi d’eau chaude, le chou fleur et vous cuisez à feu  doux pendant une heure environ. Au terme de la cuisson, vous mixez le potage et vous le passez au chinois. Dans une petite casserole, vous faites bouillir 1/4 de litre de lait que vous versez sur 6  jaunes d’œuf et 2 décilitres de crème que vous aurez bien fouettés  avant. Versez doucement ce mélange dans le potage bien chaud en remuant constamment avec  un fouet et surtout vous ne le faites plus bouillir. Vous rectifier l’assaisonnement et voilà. Quelques pluches de cerfeuil pour le décor avant de servir…

Bon appétit !

Amitiés Gourmandes

La tarte à l’alsacienne

tarte alsacienne
Les ingrédients
Pour la pâte brisée
  • 250 g de farine
  • 25 g de sucre semoule
  • 2 g de sel
  • 125 g de beurre
  • 1 jaune d’oeuf
  • 50 g d’eau environs
La garniture
  • 600 g de pommes
  • 1/2 citron
L’appareil à crème prise
  • 1 jaune d’œuf
  • 2 œufs entiers
  • 50 g de sucre
  • 2 dl de lait
  • 100 g de crème fraiche
  • 1 gousse de vanille
Finition
  • 20 g de sucre glace
La recette
Confectionner la pâte brisée
Disposer la farine en fontaine sur le marbre, ajouter le sel, le sucre, le jaune d’œuf, l’eau et le beurre découpé en petites parcelles. Mélanger ces éléments du bout des doigts au centre de la fontaine, puis incorporer progressivement la farine. Fraiser une ou deux fois au maximum. Rassembler la pâte en boule, sans la pétrir. L’envelopper dans un film plastique alimentaire et réserver au frais.
Préparer les pommes
Éplucher et citronner les pommes. Les vider à l’aide d’un vide-pomme, puis détailler en gros quartiers d’un cm d’épaisseur.
Foncer la tarte.
Beurrer le cercle, abaisser la pâte à 3 mm d’épaisseur à l’aide d’un rouleau. Foncer le cercle, relever les crêtes et les chiqueter à l’aide d’une pince à tarte. Disposer le fond de tarte sur une plaque à pâtisserie et le piquer légèrement à l’aide d’une fourchette.
Confectionner l’appareil à crème prise sucrée
Dans une calotte (ou un cul de poule), mettre 2 œufs entiers plus un jaune, le sucre, le lait et la vanille. Mélanger et passer l’appareil au chinois étamine.
Garnir la tarte
Disposer harmonieusement les quartiers de pommes en rosace
Marquer la tarte en cuisson
Emplir la tarte avec l’appareil. Cuire au four à 240°C pendant quelques minutes, puis terminer la cuisson à 200°C pendant 25 à 30 minutes. Retirer le cercle aux 2/3 de la cuisson. Saupoudrer la tarte de sucre glace quelques minutes avant de la sortir du four.
Bon appétit
Amitiés gourmandes

Poulet au curry vert – Cuisson basse température

poulet curry bt

Les ingrédients (pour 4 personnes)

  • 1 poulet fermier
  • 3 cl d’huile d’olive
  • 1 gros oignon
  • 40 g de citron confit au gingembre
  • 30 cl de lait de coco
  • 30 g de curry vert
  • sel et poivre

La recette

Découper le poulet. Réserver les filets pour une autre utilisation. Couper les cuisses en deux, semi désosser les phalanges et manchonner les manchons.

Éplucher et ciseler l’oignon.

Dans une cocotte, chauffer l’huile, rissoler les morceaux de poulet sur chaque face sans laisser plus de 30 secondes par face. Décanter et mettre en refroidissement.

Dans la cocotte, suer l’oignon ciselé, déglacer avec le lait de coco, ajouter le curry vert et le citron confit au gingembre. Assaisonner et refroidir.

Dans un sac cuisson laminé, conditionner les morceaux de poulet et la sauce sous vide en laissant un vide résiduel de 20 mb. Cuire dans un bain marie thermostaté ou un four vapeur à 74°C pendant 6 heures.

Au terme de la cuisson, sortir le sac du bain marie ou du four vapeur et laisser 20 minutes à température ambiante. Plonger le sac dans un bain d’eau froide pendant 20 minutes. Finir le refroidissement dans un bain d’eau glacée ou dans une cellule de refroidissement rapide.

Pour la restitution, réchauffer le sachet dans un bain marie à 70°C pendant 40 minutes. Agiter le sac pour homogénéiser la sauce. Dresser et accompagner d’un riz créole.

Bon appétit

Amitiés gourmandes

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